lundi 11 février 2013

Communication et dépendance

C’est un fait irréfutable : à cette ère de développement rapide des nouvelles technologies, les moyens de communication se multiplient. Certains deviennent de moins en moins populaires, comme le téléphone et le courriel, mais ne disparaissent pas pour autant. Chacun possède ses avantages et ses inconvénients, si bien que chaque situation requière son moyen de communication adapté. Les médias sociaux, liés aux téléphones intelligents, sont des moyens de communiquer puisqu’ils nous mettent en relation avec d’autres personnes, créant ainsi des conversations virtuelles, dont il est possible d’avoir des notifications, et donc des alertes, chaque fois qu’une personne veut nous dire quelque chose, un peu à la manière d’un message texte. Tout réside donc dans ce fameux téléphone intelligent qui nous permet, entre autres, de recevoir des alertes chaque fois que nous avons une notification sur un des médias sociaux que nous utilisons, recevoir les courriels de nos différentes boîtes et, par le fait même, recevoir une alerte chaque fois que nous recevons un courriel, recevoir des messages textes, recevoir des appels, bref, tous les moyens possibles pour entrer en contact avec nous se retrouvent en un seul et même endroit. Impossible de ne pas pouvoir entrer en contact avec quelqu’un qui possède un téléphone intelligent. Et en plus, ces bidules créent de la dépendance, si bien que la plupart des gens le consulte avant même de s’être brossé les dents le matin et dort avec la nuit.
 
 

En prenant compte de cette nouvelle réalité, une personne dépendante sera toujours à l’affût d’une nouvelle alerte, faisant en sorte qu’elle n’a jamais totalement l’esprit libéré, pensant constamment à son téléphone intelligent. On parle ici, bien sûr, de la dépendance à son niveau le plus élevé, mais il n’en demeure pas moins qu’une petite dépendance peut atteindre ce niveau assez rapidement; les personnes seules ou ne supportant pas bien la solitude étant le plus à risque. Devrait-on employer les grands moyens et faire comme cette journaliste qui a infliger une cure de désintoxication numérique à sa famille durant six mois? Pas nécessairement, puisque ceux-ci représentent un pouvoir, un outil extrêmement efficace pour ceux qui possèdent un blogue, un site web ou une entreprise. Je dirais même qu’ils sont indispensables. Mais une personne qui décide d’utiliser les médias sociaux comme outil de marketing devra s’investir énormément en temps; les médias sociaux ne s’utilisent pas uniquement durant une petite période de temps qui s’inscrit dans le cadre d’un plan marketing, ils doivent être entretenus durant toute l’année à défaut de perdre nos fans ou nos abonnés. La personne qui voudra les utiliser devra donc investir beaucoup de temps et n’aura pas le choix d’y prendre plaisir, puisque l’entretien des médias sociaux deviendra une tâche quotidienne tout au long de l’année. Et la dépendance sera quasi-inévitable.

Je termine sur deux questionnements. Premièrement, en prenant compte de cette situation qui crée de la dépendance, si vous êtes célibataire, voudriez-vous rencontrer quelqu’un qui est non seulement dépendant de son téléphone intelligent ou des médias sociaux mais qui doit l’être pour son métier? L’accepteriez-vous? Et deuxièmement, si on ajoute cette dépendance à toutes les autres, comme l’alcool, le tabac et j’en passe, presque tout le monde a une dépendance à quelque chose. Que reflètent toutes ces dépendances? Pourquoi vivons-nous dans une société de dépendance?

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